Laïcité : on ne comble pas le vide avec du vide

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Publié le 16 février 2015 6 commentaires

Après l’attentat du 7 janvier et ses conséquences, le ministre de l’Education Nationale veut remettre la « laïcité » au cœur de l’enseignement public afin de lutter contre le terrorisme et le fanatisme et pour défendre les « valeurs de la République ». Si vous ne saviez pas très bien à quoi faisaient référence ces « valeurs », la laïcité en fait partie. Car aujourd’hui, la laïcité est devenue une valeur, c’est-à-dire qu’elle a acquis le statut d’une qualité morale sur laquelle s’entendrait toute la société française. Elle est devenue une vertu républicaine que l’on ne saurait remettre en cause.

 

La laïcité galvaudée

La laïcité n’a pas, ou plus, le sens strict d’une séparation des Eglises (les institutions religieuses en général, pas seulement catholiques) et de l’Etat. Cette définition de la laïcité signifiait que l’Etat ne doit pas s’occuper des affaires religieuses (il ne les finance pas, il ne les dirige pas) et que, du même coup, il permet à toutes les religions d’exister, il protège ce que l’on appelle aussi la liberté religieuse. C’est du moins ce que j’ai toujours cru.

Or, aujourd’hui en France, la « laïcité » est devenue un terme vague, que personne ne sait vraiment définir ou bien dont on se dispute la définition. Les uns défendent la laïcité pour interdire l’Islam qui « envahit » la France. Les autres la brandissent pour accuser les catholiques d’obscurantisme et ainsi discréditer leur discours. D’autres encore s’en servent pour éliminer toutes les religions quelles qu’elles soient. La laïcité n’est plus comprise (l’a-t-elle jamais été ?) comme la protection de la liberté religieuse, mais comme l’interdiction de toute référence au religieux et au spirituel dans l’espace public. La laïcité entend condamner les religions au domaine du privé, alors que les religions s’intéressent à l’homme dans son entier, autant à ce qui anime sa vie intérieure qu’à sa dimension d’être social. La foi, pour l’homme qui l’a, fait partie intégrante de son être, qu’il soit chez lui, à l’école, ou au travail. Pour un chrétien, par exemple, l’amour du prochain commandé par le Christ ne saurait être mis entre parenthèses sitôt franchi le seuil du domicile. Mais, l’application actuelle de la laïcité prescrit l’évacuation du religieux de tout discours, de toute action, parce qu’il est devenu, par nature, suspect.

Par cette condamnation des religions, la laïcité a créé un vide spirituel dans la sphère publique. Les croyances ainsi que tout ce qui nourrit et habite les âmes se voient contraints à être enfouis dans l’intimité. Face aux attentats de janvier, on peut se demander si ce vide spirituel n’a pas été un terreau pour cette violence. Une jeunesse « intégrée au rien » à qui on ne propose ni espérance ni transcendance ne peut se contenter de ce vide et va chercher, ailleurs, un idéal pour le combler. Il semble que le gouvernement ait eu cette intuition et ait voulu, aussitôt, proposer des solutions, en premier lieu, à l’école. Le ministère de l’Education Nationale propose donc de renforcer l’enseignement des « valeurs de la République » (et surtout celle de la laïcité) et de repenser l’enseignement du « fait religieux ».

 

Laïcité et enseignement du « fait religieux » : quelle compatibilité ?

L’enseignement du « fait religieux » existe déjà : il est présent de manière diffuse dans les différentes matières, lorsque les programmes s’y prêtent. Repenser cet enseignement est une entreprise louable, mais encore faut-il se poser les bonnes questions et comprendre les enjeux d’un enseignement de la religion, qui est avant tout perçue comme « fait ». Cette factualité de la religion est définie, sur le site Eduscol[1], par Régis Debray (alors professeur de philosophie à Lyon III) : « Le fait est observable, neutre et pluraliste. » Se pose là déjà un premier problème qui est celui de la neutralité, qui est toujours un leurre. Il en donne un exemple frappant plus loin dans son texte, lorsqu’il donne quelques exemples de « faits religieux », dans un passage où il utilise abondamment des termes marqués exprimant un jugement de valeur (en italique) : « L’existence du paradis n’est malheureusement pas attestée. Mais le fait que l’on ait pu ou que l’on puisse toujours y croire a fait jadis galoper des dizaines de milliers de chrétiens jusqu’en Terre sainte et a mis une poignée d’illuminés dans des avions ultramodernes, en direction de New York ou de Washington. »

Dans cette réflexion sur l’enseignement du « fait religieux », Régis Debray poursuit en proposant une définition de la laïcité : « la séparation des Églises et de l’État ne signifie pas, comme aux Etats-Unis d’Amérique, rendre les Églises libres de toute emprise étatique, mais rendre l’État libre de toute emprise ecclésiale. » Paradoxalement (ou pas), la séparation des Eglises et de l’Etat n’irait donc que dans un seul sens : l’Etat est libre vis-à-vis des institutions religieuses, mais celles-ci doivent répondre de l’Etat. En un sens, il est juste que les Eglises respectent les lois et le droit en vigueur dans l’Etat dans lequel elles s’inscrivent, mais il semble que cette sujétion autorise l’Etat à dévaloriser les Eglises. M. Debray confirme donc mon constat d’une laïcité qui stigmatise les Eglises.

Mais alors, comment parler de religion à l’école tout en respectant le principe originel de la laïcité (celui de l’esprit de la loi de 1905) ? On peut déjà s’interroger sur la dénomination qui en dit long sur ce que l’on entend enseigner. Parler de « fait religieux » pourrait convenir dans le sens où il s’agit d’enseigner des événements et des pratiques observables, et non pas de faire un cours de théologie (inapproprié dans le secondaire) ou de catéchisme. C’est le risque de tomber dans l’un de ces deux travers qui rend M. Debray et, plus généralement, l’Education Nationale, frileux vis-à-vis d’un enseignement unifié et dédié aux religions ou à la culture religieuse. Cette peur vient d’une incompréhension de ce que sont la culture religieuse et le catéchisme. Enseigner la culture d’une religion, c’est enseigner son histoire, ses rites, ses représentations et ses symboles. Donner un cours de catéchisme va bien au-delà : il s’agit certes de transmettre des rites, mais surtout, de transmettre la foi, non pas seulement des croyances, mais l’expérience d’une relation personnelle avec un dieu.

L’autre peur qui anime les opposants à un enseignement des cultures religieuses, réside dans la crainte qu’un tel enseignement propose la croyance comme savoir. Il s’agit là encore d’un véritable contre-sens sur ce qu’ils pensent être l’enseignement des Eglises. L’Eglise catholique (du moins) ne présente en aucun cas la foi comme savoir, même si elle peut être éclairée par la raison. Tout l’enjeu de la foi, c’est justement de croire et non de savoir. La transmission d’une culture et d’une croyance religieuse est accusée d’un crime qu’elle n’a pas commis et n’a pas l’intention de commettre ! Quel intérêt à croire si nous savions déjà ?

Le choix du terme « fait religieux » traduit ces peurs et cette frilosité en leur opposant une sorte de neutralité. Les religions ne sont pas neutres : chaque Eglise propose une vision du monde, une spiritualité, c’est-à-dire une relation personnelle avec le divin, quelle que soit la forme qu’il prenne. On ne peut se contenter, comme c’est le cas aujourd’hui, d’enseigner des « faits », des événements historiques qui ont participé à l’évolution des religions, comme si enseignants et élèves se situaient tous et nécessairement à l’extérieur des religions, comme si le « fait religieux » n’était qu’une curiosité sociologique venant d’un obscur passé !

 

De la nécessité de ramener le spirituel dans la sphère publique

Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de proposer des cours de catéchisme à l’école, mais parler des religions telles qu’elles sont vécues aujourd’hui par les Français permettra de libérer le discours des Eglises de la chape de plomb de la « laïcité » telle qu’elle est appliquée actuellement. Il faut que nous puissions, et pas seulement à l’école, pouvoir exprimer notre foi librement ou faire part de nos opinions sans que celles-ci ne soient discréditées parce qu’elles émaneraient de notre confession religieuse.

Pour que cet enseignement soit juste, il ne doit pas être prodigué de manière diffuse, et donc, confuse, disséminé dans les diverses matières. Les religions doivent cesser d’être abordées à travers le prisme de la « laïcité » ou présentées par des professeurs formatés à penser que « les religions, c’est mal ». Si l’on veut réellement détruire les stéréotypes qui touchent les religions aujourd’hui en France, il faut les comprendre de l’intérieur, c’est-à-dire qu’il faut laisser parler ceux qui les connaissent le mieux, à savoir les prêtres, les religieux, les pasteurs, les rabbins, les imams, etc. Et il ne faut pas simplement en inviter un de chaque, mais plusieurs, car à l’intérieur d’une même communauté de croyants et de ministres de ces religions, il y a diverses subjectivités, différentes façons d’appréhender la religion.

Il est évident que l’historien pourra proposer une histoire éclairée de l’évolution des diverses religions. Les professeurs de lettres, d’arts plastiques et de musique pourront enseigner les symboles religieux qui enrichissent et donnent du relief aux œuvres d’art de notre civilisation. Mais ceux qui pratiquent la religion aujourd’hui, dans notre société, pourront apporter un éclairage contemporain sur les religions, telles qu’elles sont vécues actuellement. Il est certes essentiel de connaître le passé des religions, mais il est encore plus important et crucial de les comprendre au présent. La laïcité enferme le religieux dans le privé ; l’enseignement du « fait religieux », tel que proposé par M. Debray et l’Education Nationale, enferme le religieux dans le passé. Ni l’un ni l’autre ne peut être une solution satisfaisante à cette « crise » que l’on veut résorber.

La laïcité, telle qu’elle est appliquée en France aujourd’hui, et depuis des décennies, a créé un vide spirituel en faisant des religions un sujet véritablement tabou (puisque prohibé) à l’école, et plus largement, dans la sphère publique. Elle a ainsi nourri un mystère autour des religions qui a cristallisé les stéréotypes, les préjugés et les incompréhensions. La laïcité, pourtant, tente de combler ce vide en devenant elle-même une religion d’un nouveau genre, avec sa morale (« la morale laïque ») et ses rites, mais une religion qui est en réalité factice, sans transcendance ni spiritualité. La laïcité échoue et laisse ainsi place au fanatisme et à la violence, exactement de la même manière que le vide spirituel, chez un individu, fait de lui une proie facile pour les sectes.

Si l’on pouvait parler de religion à l’école, si l’on pouvait enseigner les religions (et non pas transmettre la foi), les Français de confessions différentes ou athées, pourraient apprendre à se connaître pour mieux se respecter, dans leurs différences. Alors que la laïcité cherche à uniformiser, à supprimer toutes les différences, elle crée en réalité des divisions entre athées et croyants, entre catholiques et musulmans, entre musulmans et juifs, etc. Ces divisions conduisent à des radicalisations de position et in fine à la violence. Plus on cherche à imposer une seule et unique façon de penser, plus on nourrit la volonté de créer des discours dissidents qui peuvent mener à la violence. A l’inverse, la diversité et la multiplicité des points de vue et des croyances enrichissent les débats qui animent la sphère publique. Si tout le monde pense la même chose, il n’est plus possible d’argumenter pour convaincre l’autre. La vie d’un pays, et à plus forte raison d’une démocratie, se nourrit de cette diversité qui, seule, peut prévenir d’une sclérose complète de la pensée, réelle menace dans nos Etats occidentaux qui se veulent les seuls détenteurs du discours moral dans la société, qui ne cherchent plus à convaincre mais à imposer un modèle de penser unique.

 

[1] Site de ressources pour les enseignants de l’Education Nationale.

Myriam
Auteur : Myriam

Agrégée d’anglais et doctorante.
Vice-présidente des Altercathos, responsable du programme culturel.

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6 réflexions sur “ Laïcité : on ne comble pas le vide avec du vide ”

  1. Merci Myriam pour cette réflexion très claire et stimulante.

    La laïcité que tu critiques n’est en fait pas très laïque, elle se pense elle même comme une spiritualité alternative. C’est le paradoxe du laïcisme qui prétend créer du commun à partir de « valeurs ». C’est pourquoi je ne serais pas d’accord avec l’expression de « vide spirituel », qui réduit un peu trop vite l’adversaire au néant : le laïcisme propose bel et bien une spiritualité, que l’on peut juger vide, mais qui est néanmoins une spiritualité, c’est à dire un ensemble de pratiques, de manières de penser, de désirs (j’essaie de définir ce mot de « spiritualité » un peu mouvant). Le problème de ce monde, que d’aucuns qualifient de nihiliste, n’est pas qu’il manque de spiritualité, c’est qu’il en déborde, tels sont les totems inlassablement répétés que l’on appelle « les valeurs ». Non vraiment, je ne pense pas que l’on manque de spiritualité.

    Sur la foi et le savoir. Certes la Foi n’est pas un savoir au sens (extrêmement particulier) du savoir scientifique; mais le savoir ne se réduit pas au savoir scientifique. Or la Foi prétend bien dire non seulement ce qu’est Dieu (savoir sur Dieu), mais aussi sur l’homme (anthropologie chrétienne), et même sur la société (pensée sociale de l’Eglise). N’est-ce pas là justement tout le problème du rapport entre l’Etat et l’Eglise ? N’est-ce pas précisément en tant qu’ils sont capables de produire tous deux des savoirs différents que se pose le problème de leur concurrence et donc du partage nécessaire qu’il faut faire entre les deux ?

    1. Merci Paul pour ton commentaire lui aussi stimulant !

      Effectivement, tu as raison, la laïcité dont je parle n’est pas (ou plus) laïque, et c’est bien cela que je déplore! C’est pour cela que j’emploi le terme de « laïcité galvaudée » et c’est aussi la raison pour laquelle je suis complètement désabusée vis-à-vis de la laïcité…
      En ce qui concerne la spiritualité, je ne l’ai pas définie, c’est vrai, mais je crois que nous n’en avons pas la même définition. Il me semble que ce qui est spirituel a trait à l’âme: c’est quelque chose qui la transporte, la fait vibrer pour quelque chose de plus grand. Il y a, pour moi, quelque chose de transcendant dans ce qui est spirituel. Ce n’est peut-être pas la définition canonique du terme de « spiritualité », et c’en est peut-être une conception un peu romantique, mais c’est ce que j’entendais dans cet article. Donc, je crois toujours qu’il y a un vide de ce point de vue (certes pas pour tout le monde, mais dans la société en général). Ceci dit, dans le sens que tu donnes à la spiritualité, je rejoins ton constat. Personnellement, comme je te le disais déjà, je pense que la laïcité se présente plutôt comme une religion que comme une spiritualité, au sens où la religion serait la coquille, l’enveloppe (les dogmes, les rites, tout ce qui est matériel et tangible) tandis que la spiritualité serait ce qui est à l’intérieur, plus profond, et ce qui me semble absent de la « laïcité ».

      Sur ton deuxième point, merci pour ton éclairage de philosophe ! Je comprends ce que tu veux dire. J’ai fait le raccourci que fait aussi Régis Debray dans son texte en réduisant « savoir » à « savoir scientifique » (ou alors, il ne fait pas le raccourci, et réfute l’idée que la foi puisse être une forme de savoir). La question que je me pose en lisant tes questions, c’est quel type de partage faudrait-il faire? Et faudrait-il nécessairement qu’il y ait un partage puisqu’il s’agit de deux savoirs différents? En fait, je ne suis pas sûre de voir où tu veux en venir… Mais je crois que cela rejoint l’idée qu’il est nécessaire d’avoir une multiplicité de visions du monde, et donc une multiplicité de savoirs qui se font concurrence, mais justement pour mieux accéder au vrai.

  2. Le laïcisme, contrairement à la laïcité, se pose en effet comme spiritualité alternative et même, ces dernières semaines, pis que cela: surfant sur la vague des attentats pour instiller l’idée que « les religions » (sic) ne mènent qu’au fanatisme, il se pose ouvertement en remplaçant unique, obligatoire et définitif. L’Etat, seul à disposer du pouvoir de coercition, en devient évidemment le principal agent, mais pas seulement: les autres acteurs sociétaux, notamment les plus puissantes entreprises via leurs titanesques moyens de comm, y participent (Gleeden, financement privé des Femen, etc). On a là une espèce de nébuleuse acéphale ou de simple convergence d’intérêts, mais avec une résultante, c’est une tentative de mettre en place une morale alternative au sens où elle est nouvelle, mais qui ne l’est pas tant que ça car le citoyen aura de moins en moins le choix. Les propositions qui tendent à interdire par la loi toute expression de foi dans l’un des grands monothéismes à « la sphère privée », réduite au domicile et éventuellement à des lieux de culte (pour certains laïcards, la religion doit rester strictement intime et ne pas pouvoir faire l’objet de réunions telles que les cultes, les Eglises, associations, publications à caractère confessionnel devraient donc disparaître), ce qui amènerait à une asphyxie rapide desdites religions et à leur éradication pure et simple.
    En tout cas, l’Etat tente d’obtenir un monopole sur la morale en niant à d’autres le droit d’énoncer des normes possibles de bien et de mal. C’est facile, il suffit de crier à la tentative d’imposer lesdites normes dès que quelqu’un ose les énoncer, et on rallie les suffrages. La loi a évidemment pour but de définir un bien-mal a minima, indispensable pour qu’on ne s’entretue et ne s’entredépouille pas, mais elle cherche à aller désormais plus loin en s’emparant de tout ce qui était jusque-là du domaine de la conscience du citoyen à l’intérieur des bornes que sont le nécessaire respect de la loi. L’Etat, en somme, cherche à faire ce qu’il reproche à l’Eglise de faire, et qu’elle a cessé de faire au XVIIIe siècle.
    Cela dit, je ne suis pas convaincu que ça mérite le nom de spiritualité. Il ne suffit pas d’énoncer des « valeurs » pour faire une spiritualité, surtout quand elles ne s’enracinent pas dans un corpus philosophique ou religieux cohérent mais forment juste une liste ad hoc, un catalogue qui ne remplit le vide que par la quantité. C’est moins une spiritualité avec sa ligne directrice, sa vision de l’homme et du monde qu’une espèce de Code civil relatif au domaine moral, et on n’y adhère que par opportunisme. Si c’est une spiritualité, alors c’est au mieux une prothèse: ça se met à la même place, c’est censé remplir la même fonction, mais ce n’est pas le cas parce que c’est fabriqué au lieu d’être vivant.

    1. Merci beaucoup Phylloscopus pour ce bon et beau complément ! Je suis tout à fait d’accord avec toi et j’aime particulièrement ton analyse du monopole de l’Etat en matière de morale (et de pensée, finalement). Je rejoins également ta conception de la « spiritualité » de la laïcité ou du laïcisme, comme tu le nommes (qui serait donc la dérive de la laïcité, si j’ai bien compris?).

    1. Ah je n’avais pas vu ! je promets que ce n’est pas du plagiat !
      Je vais regarder cet article. En même temps, si je ne suis pas la seule à faire ce constat, c’est plutôt rassurant (d’une certaine manière…), cela veut dire que je ne suis pas une vieille chouette qui ne comprend rien à rien !

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