Compte rendu de l’intervention de Gaultier pour les Etats Généraux du christianisme

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Publié le 24 octobre 2013 Aucun commentaire

Vous trouverez ici le compte rendu de l’intervention de Gaultier, vice-président des Alternatives Catholiques, lors des Etats généraux du christianisme, organisés par La Vie à Lyon au mois d’octobre 2013. 

  


 

Aujourd’hui, il est absolument nécessaire d’accepter d’entrer dans le conflit politique, en prenant garde à la double tentation d’instrumentaliser notre foi en la brandissant comme un étendard identitaire, comme si l’Eglise était un parti, ou au contraire de la mettre sous le boisseau, de l’enfouir profondément, comme si convictions intimes et engagement public n’avaient rien à voir.
Les catholiques doivent d’abord s’engager dans la cité en tant que citoyens, héritiers d’une riche pensée, la doctrine sociale de l’Eglise, qui peut éclairer utilement les débats contemporains, à travers notamment quelques concepts clefs comme la dignité inaliénable de la personne humaine, la subsidiarité, la solidarité, la destination universelle des biens ou encore l’option préférentielle pour les  pauvres et les personnes vulnérables.
 
Dans un texte issu d’un cycle de conférences « Ce que les incroyants attendent des chrétiens » (1948), Albert Camus explique combien notre époque pleine de doute et de valeurs dévoyées a besoin d’une parole chrétienne audible et puissante, qui sache articuler – tel est notre principal défi – prophétisme et pragmatisme :

« Ce que le monde attend des chrétiens est que les chrétiens parlent, à haute et claire voix, et qu’ils portent leur condamnation de telle façon que jamais le doute, jamais un seul doute, ne puisse se lever dans le cœur de l’homme le plus simple. C’est qu’ils sortent de l’abstraction et qu’ils se mettent en face de la figure ensanglantée qu’a prise l’histoire d’aujourd’hui. Le rassemblement dont nous avons besoin est un rassemblement d’hommes décidés à parler clair et à payer de leur personne. […] Nous attendons et j’attends que se rassemblent ceux qui ne veulent pas être des chiens et qui sont décidés à payer le prix qu’il faut payer pour que l’homme soit quelque chose de plus que le chien. »

( Lien vers l’article : ici )

De ce texte, se dégagent deux idées principales : que notre regard sur le monde contemporain devait être bienveillant sans devenir complaisant et radical sans devenir injuste pour que notre « condamnation » de ses dérives soit universellement intelligible, et que nous devions toujours, à partir de cette vision chrétienne, chercher à jeter des passerelles avec les hommes de bonne volonté qui un peu partout à leur manière, et pour reprendre une formule célèbre de Camus, empêchent que le monde ne se défasse. 

( Ce qu’en dit le site de la Vie : ici )

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