{"id":5742,"date":"2016-04-23T00:50:26","date_gmt":"2016-04-22T22:50:26","guid":{"rendered":"http:\/\/lesalternativescatholiques.fr\/?p=5742"},"modified":"2016-08-28T10:38:28","modified_gmt":"2016-08-28T08:38:28","slug":"catholiques-debout","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/?p=5742","title":{"rendered":"Catholiques debout !"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Sur un point, au moins, la r\u00e9alit\u00e9 du mouvement Nuit Debout est fid\u00e8le \u00e0 sa promesse\u00a0: transformer la place publique en <em>agora<\/em>, ce lieu vital d\u2019\u00e9change au c\u0153ur de la Cit\u00e9. Les philosophes avaient coutume d\u2019y faire leurs plus prolifiques promenades, voici la mienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Sauvons la d\u00e9mocratie par le d\u00e9sordre\u00a0!<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ceux qui d\u00e9nient, sous pr\u00e9texte de d\u00e9sordre, ce nouveau statut \u00e0 la place de la R\u00e9publique se font une id\u00e9e trop lisse de ce que les Grecs appelaient <em>agora<\/em>. L\u2019<em>agora<\/em> c\u2019\u00e9tait la place du march\u00e9 et la place du march\u00e9, \u00e7a n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 le Palais du Luxembourg. La consultation d\u00e9mocratique grecque n\u2019avait rien de ce flegme post-digestif qui distingue aujourd\u2019hui nos auditions parlementaires. On sifflait, on huait, on invectivait. On d\u00e9battait, certes, mais en \u00e9puisant les registres de l\u2019affrontement. Il faut s\u2019imaginer du bruit, un style plut\u00f4t poissonnier et, de temps \u00e0 autres, un grand orateur qui avait la sagesse d\u2019engager, en renfort de son talent, quelques gros bras qu\u2019il dispersait dans les foules. En un mot, on cherchait partout \u00e0 convaincre mais aussi \u00e0 <em>intimider<\/em>. Et pourquoi\u00a0ce d\u00e9sordre ? Parce qu\u2019on \u00e9tait en d\u00e9mocratie et qu\u2019on avait le ferme sentiment de l\u2019\u00eatre. Poss\u00e9der \u00e0 plein ce sentiment qu\u2019un avenir commun doit \u00eatre <em>d\u00e9cid\u00e9<\/em> et pas seulement laiss\u00e9 \u00e0 d\u2019autres, c\u2019est quelque chose qui mobilise l\u00e9gitimement les passions. Et cela suffit pour dire qu\u2019il n\u2019y a pas de sant\u00e9 d\u00e9mocratique sans une part n\u00e9cessaire de d\u00e9sordre. Cela allait de soi pour un Grec et cela redevient une \u00e9vidence pour nous. Un trouble d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0l\u2019ordre public\u00a0\u00bb nous rappelle qu\u2019une d\u00e9mocratie trop tranquille rec\u00e8le un mensonge\u00a0: qui s\u2019en plaindra\u00a0? Pas de d\u00e9mocratie sans d\u00e9sordre, cela veut dire\u00a0: sans possibilit\u00e9 de contester l\u2019ordre qui na\u00eet de l\u2019indiff\u00e9rence. Pour tous ceux qui, dans toute la diversit\u00e9 de leurs opinions, esp\u00e8rent en une d\u00e9mocratie r\u00e9elle, Nuit Debout a remport\u00e9 cette premi\u00e8re bataille : avoir enfin un lieu o\u00f9 se rassembler pour mettre symboliquement et publiquement un terme \u00e0 l\u2019indiff\u00e9rence, pour en finir avec ce consentement d\u00e9pressif \u00e0 un avenir non-d\u00e9battu, non d\u00e9cid\u00e9, et qui par cons\u00e9quent ne nous engage pas. Un lieu pour affirmer que tout ce qui conspire au d\u00e9sengagement, au confort d\u2019une d\u00e9l\u00e9gation aveugle du pouvoir et \u00e0 la commodit\u00e9 d\u2019un calme bien poli sera combattu comme le sympt\u00f4me d\u2019une maladie mortelle, mais d\u2019une maladie dont on a choisi de ne pas mourir.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Occuper la place publique et lutter contre sa privatisation fasciste.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En faisant na\u00eetre une <em>agora<\/em> au c\u0153ur de chaque ville, Nuit Debout a install\u00e9 partout les conditions d\u2019un d\u00e9sordre d\u00e9mocratique providentiel. Il serait magnifique que tous ceux qui ont un mot \u00e0 dire ou un c\u0153ur \u00e0 vider se sentent libre d\u2019y participer. Mais, parce que ces agoras sont authentiques, elles sont aussi des lieux d\u2019intimidation. Beaucoup h\u00e9sitent \u00e0 rejoindre le mouvement ou s\u2019y refusent, tout simplement parce que cela leur demande trop d\u2019efforts de se sentir les bienvenus. Il y a ici une injustice qui s\u2019adresse au plus grand nombre : la transformation des places en agora, par bien des c\u00f4t\u00e9s, ressemble \u00e0 une privatisation gauchiste de l\u2019espace public. Si l\u2019on n\u2019est pas du s\u00e9rail et qu\u2019on ne tient pas \u00e0 le devenir, il faut beaucoup de pers\u00e9v\u00e9rance pour ne pas r\u00e9duire sa rencontre avec les Nuit Debout au clich\u00e9, bien commode, de la \u00ab\u00a0kermesse gauchiste\u00a0\u00bb. Sur place, en effet, le regard est imm\u00e9diatement attrap\u00e9, voire tenu en joue, par un marketing offensif\u00a0: celui de la r\u00e9volution des m\u0153urs, qui renvoie moins \u00e0 l\u2019usine qu\u2019\u00e0 l\u2019avant-garde des arri\u00e8res cuisines de la rue de Solf\u00e9rino. Le moindre bout de bitume ou de carton semble r\u00e9quisitionn\u00e9 pour faire la promotion de morales sectaires ou d\u00e9risoires, le plus souvent dans un sabir auto\u00e9rotique d\u2019apprenti sociologue, et tout cela avec un rigorisme cat\u00e9ch\u00e9tique qui ferait p\u00e2lir un dominicain du XIII\u00e8me si\u00e8cle. Concluant leur alliance avec les marginaux les plus alcoolis\u00e9s ou les plus s\u00e9niles, ces camarades gauchistes qui font de Nuit Debout leur vitrine entendent intimider le monde avec des injures pr\u00e9ventives contre le \u00ab\u00a0fasciste\u00a0\u00bb, mot stupide qu\u2019ils d\u00e9finissent encore moins que les autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Petit manuel de lutte anti-fasciste.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rendons-leur bri\u00e8vement ce service\u00a0pour montrer qu\u2019une d\u00e9finition concr\u00e8te du fascisme leur tend un miroir peu flatteur. Le fascisme historique, au point de vue moral, n\u2019est pas autre chose qu\u2019une <em>insurrection de perdants<\/em> qui, gonfl\u00e9s par l\u2019\u00e9nergie du ressentiment, parviennent \u00e0 changer les r\u00e8gles d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 afin d\u2019y faire figure de vainqueurs, le temps d\u2019une p\u00e9riode d\u2019exception. On comprend avec cela l\u2019int\u00e9r\u00eat du gauchiste moralisateur pour la situation d\u2019exception que repr\u00e9sente Nuit Debout\u00a0: une occasion r\u00eav\u00e9e pour convertir son incapacit\u00e9 \u00e0 la norme, quelle qu\u2019elle soit au fond, en marque de noblesse. Tout cela confirme efficacement cette id\u00e9e d\u00e9j\u00e0 bien \u00e9prouv\u00e9e, que la seule forme vivace du fascisme stricto sensu, c\u2019est celle qui proc\u00e8de de la haine d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e du militant rose-brun : pro-minoritaire par int\u00e9r\u00eat, expert \u00e8s causes perdues par vocation, et ap\u00f4tre forcen\u00e9 de la d\u00e9construction par n\u00e9cessit\u00e9 de sauver son honneur. Pour d\u00e9sarmer nos soup\u00e7ons contre son vampirisme de d\u00e9pressif, il a trouv\u00e9 son juif dans le \u00ab\u00a0fasciste\u00a0\u00bb improbable qu\u2019il brutalise \u00e0 longueur de temps\u00a0: le type qui colle \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 la norme et qui ne lui avait rien demand\u00e9. On a envie de donner \u00e0 ce camarade p\u00e9cheur, pris dans l\u2019ivresse du ressentiment, le conseil qu\u2019on a pour soi-m\u00eame et qu\u2019on ferait \u00e0 un fr\u00e8re\u00a0: admettre une faiblesse et confesser son orgueil. Mais on passe l\u00e2chement son chemin\u00a0! Reste que, pour beaucoup, la d\u00e9couverte du mouvement d\u00e9mocratique qu\u2019est Nuit Debout prend la forme de ce nez-\u00e0-nez d\u00e9courageant avec le \u00ab\u00a0fascisme\u00a0\u00bb. On doit le regretter d\u2019autant plus am\u00e8rement que ce mouvement s\u2019ancre l\u00e9gitimement \u00e0 gauche. Il est le fruit d\u2019une lutte sociale authentique et avait besoin, pour na\u00eetre, d\u2019un certain art de former des \u00ab\u00a0r\u00eaves publics\u00a0\u00bb, ce qui n\u2019existe absolument pas \u00e0 droite. Ces difficult\u00e9s sont peut-\u00eatre l\u2019occasion d\u2019une autocritique pour la\u00a0gauche, la droite\u00a0et ceux qui s\u2019y reconnaissent encore : incapacit\u00e9 de neutraliser une persistante n\u00e9vrose d\u2019\u00e9chec \u00e0 gauche\u00a0; incapacit\u00e9 \u00e0 rassembler qui que ce soit autour d\u2019une utopie, ou \u00e0 d\u00e9faut d\u2019un simple <em>espoir<\/em>, \u00e0 droite.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Derri\u00e8re le miroir.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand bien m\u00eame la vitrine du mouvement Nuit Debout serait fortement dissuasive, on gagne vraiment \u00e0 dominer ses angoisses de contagion pour y entrer. On pourrait m\u00eame dire qu\u2019y entrer constitue d\u00e9j\u00e0 une sorte de programme commun des plus prometteurs. Cela suppose un double effort, bien plus exigeant que r\u00e9unir cinq cents signatures et passer chez le coiffeur : surmonter ses clich\u00e9s alors m\u00eame qu\u2019ils sont confirm\u00e9s et t\u00e2cher de se rendre v\u00e9ritablement disponible. Pour cela il faut du temps, c\u2019est vrai, mais surtout il faut trouver la volont\u00e9 de d\u00e9terrer l\u2019espoir qu\u2019on s\u2019\u00e9tait stupidement interdit de placer en son prochain. Une fois entr\u00e9, que d\u00e9couvre-t-on\u00a0? On d\u00e9couvre aussit\u00f4t que nous avons tous un besoin profond d\u2019\u00e9changer librement, sur un forum r\u00e9el et pas seulement entre amis, sur des questions s\u00e9rieuses qui nous pr\u00e9occupent. On d\u00e9couvre des enjeux politiques et sociaux qu\u2019on connaissait mal et qui interpellent constamment notre sens de la justice. On d\u00e9couvre qu\u2019il y a un plaisir plein de sens \u00e0 s\u2019\u00e9couter les uns les autres. On s\u2019indigne et on rit ensemble, on s\u2019affronte aussi, on essaie partout de se convaincre. En un mot, on travaille \u00e0 redevenir grec\u00a0: capable de se passionner publiquement pour le bien commun. Dans un lieu parfois hostile, certes, mais qui accorde une place \u00e9gale \u00e0 chacun. On d\u00e9couvre aussi, et c\u2019est peut-\u00eatre le meilleur, que la d\u00e9mocratie repose sur une forme originale d\u2019amiti\u00e9, qui a besoin de tels lieux pour s\u2019exprimer. L\u2019humour perp\u00e9tuel de ces sc\u00e8nes d\u2019agora r\u00e9v\u00e8le bien la richesse unique du mouvement. Je prends un exemple qui m\u2019a particuli\u00e8rement frapp\u00e9. Je me suis retrouv\u00e9 \u00e0 parler, hier, avec une militante anti-sp\u00e9ciste vegan (alimentaire et vestimentaire) qui \u00e9tait de surcro\u00eet f\u00e9ministe intersectionnelle et lesbienne\u00a0; moi, un sobre m\u00e2le blanc, catholique, attir\u00e9 par les femmes, amateur de bonnes viandes et de surcro\u00eet passionn\u00e9 de corrida. R\u00f4d\u00e9 aux usages qu\u2019implique ce genre de situation, je m\u2019\u00e9tais pr\u00e9par\u00e9 \u00e0 ce que la conversation tourne court apr\u00e8s seulement trois minutes de curiosit\u00e9 malsaine, chacun voyant un signe avant-coureur de la catastrophe dans l\u2019\u0153il jaune et la bave aux l\u00e8vres de son interlocuteur. R\u00e9sultat\u00a0? Une bonne demi-heure de controverse joyeuse, respectueuse et bien argument\u00e9e, qui aura presque accouch\u00e9 d\u2019un compromis satisfaisant en mati\u00e8re d\u2019\u00e9thique animale. C\u2019\u00e9tait pour chacun l\u2019exp\u00e9rience r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice d\u2019une amiti\u00e9 sociale inesp\u00e9r\u00e9e : la satisfaction pour moi de ne pas \u00eatre un cannibale papiste h\u00e9t\u00e9ro-beauf et, pour elle, une \u00e9ni\u00e8me lesbienne hyst\u00e9rique qui se venge d\u2019un truc. Nous ne nous sommes quitt\u00e9s qu\u2019apr\u00e8s un d\u00eener vegan, qu\u2019elle m\u2019a offert pour me prouver qu\u2019il y a aussi des plaisirs simples derri\u00e8re les vertiges de l\u2019id\u00e9ologie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>La place des catholiques dans la convergence des luttes<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019\u00e9tait effectivement d\u00e9licieux, mais je n\u2019ai regrett\u00e9 qu\u2019une chose\u00a0: ne pas pouvoir lui rendre convenablement cette invitation. D\u2019abord, parce qu\u2019il aurait \u00e9t\u00e9 triplement ind\u00e9cent de l\u2019inviter \u00e0 d\u00e9couvrir les m\u00e9rites de la gardiane de taureau apr\u00e8s une bonne corrida. Mais il y a dans cette incapacit\u00e9 de rendre la pareille un d\u00e9s\u00e9quilibre plus significatif, qui indique que j\u2019occupe aujourd\u2019hui une place trop pr\u00e9caire dans l\u2019ar\u00e8ne de Nuit Debout. Si les catholiques, qui sont de tout bord mais partagent une m\u00eame exp\u00e9rience du bien commun, s\u2019organisaient pour y \u00eatre davantage \u00ab\u00a0visibles\u00a0\u00bb ce serait bien diff\u00e9rent\u00a0: nous pourrions r\u00e9pondre \u00e0 cette invitation au dialogue de la meilleure des fa\u00e7ons, en apportant quelque chose d\u2019original et de consistant. C\u2019est une certitude\u00a0: les catholiques ont des choses \u00e0 dire sur tous les sujets qui sont et seront agit\u00e9s sur l\u2019<em>agora<\/em>\u00a0: ils ont donc le droit d\u2019y prendre la parole. Ils ont en tout cas le devoir de ne pas rester indiff\u00e9rents devant ce qui s\u2019y manifeste confus\u00e9ment : \u00e0 la fois un cri de souffrance et l\u2019espoir joyeux d\u2019une nouvelle exp\u00e9rience d\u00e9mocratique. Il se pourrait que les p\u00e9riph\u00e9ries soient aujourd\u2019hui dans les places du centre ville. Simone Weil pourrait servir ici de patronne\u00a0: elle savait participer de mani\u00e8re f\u00e9conde \u00e0 l\u2019occupation d\u2019un lieu. J\u2019\u00e9tais heureux de trouver sur l\u2019\u00e9tal d\u2019un \u00e9diteur libertaire, place de la R\u00e9publique, un petit livre d\u2019elle que je cite pour finir. L\u2019h\u00e9ro\u00efne commune du catholique et du libertaire nous invite \u00e0 prendre courageusement notre part dans la convergence des luttes\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0<em>Dans ce mouvement, il s\u2019agit de bien autre chose que de revendication particuli\u00e8re, si importante soit-elle. Il s\u2019agit apr\u00e8s avoir toujours pli\u00e9, tout subi, tout encaiss\u00e9 en silence pendant des mois et des ann\u00e9es, d\u2019oser enfin se redresser. Se tenir debout. Prendre la parole \u00e0 son tour. Se sentir des hommes pendant quelques jours. Ind\u00e9pendamment des revendications, cette gr\u00e8ve est une joie. Une joie pure. Une joie sans m\u00e9lange<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">S. Weil,\u00a0\u00ab\u00a0La vie et la gr\u00e8ve des ouvri\u00e8res m\u00e9tallos\u00a0\u00bb, juin 1936.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sur un point, au moins, la r\u00e9alit\u00e9 du mouvement Nuit Debout est fid\u00e8le \u00e0 sa promesse\u00a0: transformer la place publique en agora, ce lieu vital d\u2019\u00e9change au c\u0153ur de la&hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":5773,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[931,925],"class_list":["post-5742","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles","tag-nuit-debout","tag-politique","clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5742","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5742"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5742\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/5773"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5742"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5742"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5742"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}