{"id":3683,"date":"2015-01-31T19:35:07","date_gmt":"2015-01-31T17:35:07","guid":{"rendered":"http:\/\/lesalternativescatholiques.fr\/?p=3683"},"modified":"2019-12-12T18:05:46","modified_gmt":"2019-12-12T17:05:46","slug":"saint-jerome-vs-saint-augustin-2-a-propos-dune-courge","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/?p=3683","title":{"rendered":"Saint J\u00e9r\u00f4me vs saint Augustin \/ 2 : \u00e0 propos d\u2019une courge"},"content":{"rendered":"<p>Dans <a href=\"http:\/\/lesalternativescatholiques.fr\/2014\/12\/18\/saint-jerome-vs-saint-augustin-1-une-dispute-sur-une-dispute-spicilegium-n2\/\">le premier extrait<\/a> de cette lettre \u00e9crite en 404 par saint J\u00e9r\u00f4me \u00e0 saint Augustin, nous avions vu l\u2019interpr\u00e8te (\u00ab\u00a0que chacun puisse d\u00e9cider selon qu&rsquo;il l&rsquo;entendra\u00a0\u00bb) s\u2019opposer au th\u00e9ologien pour qui l\u2019enjeu est l\u2019unit\u00e9 de l\u2019\u00c9glise. Dans la suite de sa lettre, voil\u00e0 qu\u2019il d\u00e9fend sa traduction de la Bible, une traduction toute neuve pour l\u2019\u00e9poque, au point qu\u2019elle peut choquer. Saint Augustin, malgr\u00e9 toute son audace intellectuelle, y est un peu r\u00e9ticent. Saint J\u00e9r\u00f4me lui explique pourquoi il est si important de continuer \u00e0 traduire les textes, sans toujours se contenter des traductions des anciens, surtout quand celles-ci contiennent des erreurs. Rappelons que cette nouvelle traduction de saint J\u00e9r\u00f4me deviendra ensuite la traduction catholique universelle, la fameuse Vulgate, rev\u00eatue au fil des si\u00e8cles d\u2019un tel caract\u00e8re sacr\u00e9 qu\u2019on n\u2019osera pas y toucher avant la Contre-R\u00e9forme, malgr\u00e9 ses erreurs notoires comme celle des cornes de Mo\u00efse\u2026<\/p>\n<p>Comme \u00e0 son habitude, Saint J\u00e9r\u00f4me se d\u00e9fend avec une certaine v\u00e9h\u00e9mence. On lui en veut un peu\u00a0: dans ses lettres, son irritation provient souvent plus d\u2019une atteinte \u00e0 son ego que d\u2019une recherche objective de la v\u00e9rit\u00e9. Lui, d\u00e9j\u00e0 \u00e2g\u00e9, auguste interpr\u00e8te de la Bible, reconnu dans tout le monde chr\u00e9tien pour ses traductions et commentaires, lui qui sait l\u2019h\u00e9breu, est terriblement vex\u00e9 par la pr\u00e9tention d\u2019un jeunot moins vers\u00e9 dans la connaissance des langues, qui lui d\u00e9clare qu\u2019il s\u2019est tromp\u00e9<a href=\"#1\">[1]<\/a>. Dans une correspondance qui aurait pu \u00eatre autrement riche<a href=\"#2\">[2]<\/a>, entre deux immenses figures de la chr\u00e9tient\u00e9, voil\u00e0 saint J\u00e9r\u00f4me qui enguirlande saint Augustin, dans un style admirable. En tous cas, cette lettre nous rend plut\u00f4t humaine la figure du Saint Docteur\u00a0: on peut \u00eatre Docteur de l\u2019\u00c9glise tout en ayant \u00e9t\u00e9 un vieux grincheux\u00a0!<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 d\u2019une question pr\u00e9cise de traduction (qui nous interpelle tout de m\u00eame\u00a0: connaissez-vous suffisamment le texte de Jonas pour \u00eatre pr\u00eats \u00e0 chasser votre \u00e9v\u00eaque s\u2019il se trompait de traduction\u00a0?), il y a dans ce passage celle du caract\u00e8re sacr\u00e9, ou non, d\u2019un texte et de ses traductions. En creux, il y a aussi la question de l\u2019unit\u00e9 des croyants, garantie par l\u2019usage d\u2019une seule et m\u00eame traduction, m\u00eame imparfaite. Voil\u00e0 une question tout \u00e0 fait actuelle, \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 l&rsquo;on songe \u00e0 changer la traduction du Notre P\u00e8re<a href=\"#3\">[3]<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Vous ajoutez que je ne devais pas entreprendre une nouvelle traduction apr\u00e8s celle qu&rsquo;ont faite les anciens. Je n&rsquo;ai point eu dessein de d\u00e9cr\u00e9diter les anciennes versions, puisqu&rsquo;au contraire je les ai corrig\u00e9es et transport\u00e9es du grec en latin pour ceux qui, n&rsquo;entendent que notre langue. Je n&rsquo;ai eu en vue, dans ma traduction, que de (\u2026) faire conna\u00eetre aux Latins ce que porte le texte h\u00e9breu. Si on ne veut point la lire, on peut la laisser de c\u00f4t\u00e9; on ne force personne. Ceux qui ne la go\u00fbtent pas sont parfaitement libres de savourer leur vin vieux et de faire fi de mon vin nouveau ; je me suis content\u00e9 d&rsquo;\u00e9claircir les anciennes versions, et de mettre dans un nouveau jour les passages obscurs. (\u2026).<\/p>\n<p>Si vous ne mettez pas \u00e0 l&rsquo;index le Nouveau Testament que j\u2019ai revu et corrig\u00e9, parce que plusieurs personnes qui savent le grec sont capables d&rsquo;en juger, vous devrez aussi me faire la justice de croire que je n&rsquo;ai pas \u00e9t\u00e9 moins exact dans la traduction de l&rsquo;Ancien Testament ; que je n&rsquo;y ai rien mis du mien, et qu&rsquo;elle est enti\u00e8rement conforme au texte h\u00e9breu. Si vous en doutez, vous pouvez consulter sur cela ceux qui savent la langue h\u00e9bra\u00efque (\u2026).<\/p>\n<p>\u00ab Un \u00e9v\u00eaque de nos confr\u00e8res, dites-vous, ayant ordonn\u00e9 qu&rsquo;on l\u00fbt votre traduction dans l&rsquo;assembl\u00e9e des fid\u00e8les dont il a la conduite, on s&rsquo;\u00e9mut tr\u00e8s fort que vous eussiez traduit un certain endroit du proph\u00e8te Jonas d&rsquo;une mani\u00e8re toute diff\u00e9rente de celle \u00e0 laquelle le peuple \u00e9tait accoutum\u00e9 et qui \u00e9tait pass\u00e9 en usage. (\u2026) Il se vit dans la n\u00e9cessit\u00e9 de corriger cet endroit comme entach\u00e9 de falsification, afin de retenir son peuple, qui avait \u00e9t\u00e9 sur le point de l&rsquo;abandonner. (&#8230;)\u00a0\u00bb Vous dites que j&rsquo;ai mal traduit un certain endroit du proph\u00e8te Jonas, et qu&rsquo;un mot auquel les oreilles n&rsquo;\u00e9taient point accoutum\u00e9es ayant ameut\u00e9 le peuple, l&rsquo;\u00e9v\u00eaque s&rsquo;\u00e9tait vu sur le point d&rsquo;\u00eatre chass\u00e9 de son si\u00e8ge. (\u2026) Voudriez-vous renouveler cette dispute de mots qui roulait sur le mot <em>courge<\/em>, et qu&rsquo;occasionna, il y a plusieurs ann\u00e9es, un individu (\u2026) qui me reprocha d&rsquo;avoir mis dans ma traduction le mot <em>lierre<\/em> au lieu de <em>courge<\/em>. Comme j&rsquo;ai r\u00e9pondu \u00e0 cette accusation dans mon commentaire sur le proph\u00e8te Jonas, je me contenterai d&rsquo;exposer ici que dans l&rsquo;endroit o\u00f9 les Septante ont mis le mot <em>courge<\/em>, et Aquila, avec les autres interpr\u00e8tes, celui de <em>cisson,<\/em> qui veut dire lierre, il y a dans le texte h\u00e9breu <em>cicaion<\/em>, que les Syriens transforment commun\u00e9ment en <em>ciceia<\/em>. C&rsquo;est une plante dont les feuilles sont larges comme celles de la vigne; elle cro\u00eet et s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve en peu de temps \u00e0 la hauteur d&rsquo;un arbrisseau ; sa tige se soutient d&rsquo;elle-m\u00eame, et n&rsquo;a pas besoin qu&rsquo;on l&rsquo;appuie, comme la courge et le <em>lierre<\/em>, avec des perches et des \u00e9chalas. Si donc, en m&rsquo;attachant \u00e0 la lettre, j&rsquo;avais mis dans ma traduction le mot <em>cicaion<\/em>, personne ne m&rsquo;aurait compris; si j&rsquo;avais rendu ce mot par celui de courge, j&rsquo;aurais dit ce qui n&rsquo;\u00e9tait point dans l&rsquo;h\u00e9breu. (\u2026).<\/p>\n<p>Je finis en vous conjurant de m\u00e9nager un vieillard satisfait de son obscurit\u00e9 tranquille (\u2026). C&rsquo;est \u00e0 vous, qui \u00eates jeune et \u00e9lev\u00e9 \u00e0 la dignit\u00e9 \u00e9piscopale, c&rsquo;est \u00e0 vous d&rsquo;instruire les peuples, de porter \u00e0 Rome les richesses et les nouvelles productions d&rsquo;Afrique. Pour moi, il me suffit de converser, tout bas et dans un petit coin de mon monast\u00e8re, avec quelques pauvres solitaires<a href=\"#4\">[4]<\/a>..\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><strong>Pour aller plus loin\u00a0: une petite histoire de la Vulgate\u00a0:<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p>L\u2019arriv\u00e9e du Livre en Occident a pos\u00e9 au d\u00e9part relativement peu de probl\u00e8mes, dans la mesure o\u00f9 le bilinguisme est, encore au premier si\u00e8cle, courant \u00e0 Rome et dans les grandes villes occidentales : les textes grecs ne d\u00e9routaient pas les communaut\u00e9s juives et chr\u00e9tiennes de langue latine. Les difficult\u00e9s commencent quand le grec n\u2019est plus compris que d\u2019une \u00e9lite de plus en plus restreinte, \u00e0 partir du deuxi\u00e8me si\u00e8cle. Le latin s&rsquo;est impos\u00e9 de plus en plus comme langue v\u00e9hiculaire en face du grec, d&rsquo;abord en Afrique du Nord, puis en Espagne, en Gaule, en Angleterre et en Germanie. C\u2019est l\u00e0 que naissent les diff\u00e9rents textes de la <em>Vetus Latina<\/em>, ensemble de multiples traductions latines de la Bible, fort diverses, sans contr\u00f4le de la hi\u00e9rarchie eccl\u00e9siastique, qui seront utilis\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 leur remplacement progressif par la Vulgate au V<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Les premiers traducteurs de la Bible en latin, qui h\u00e9ritent du respect propre au juda\u00efsme pour la lettre des textes sacr\u00e9s, et ont souvent un niveau de culture peu \u00e9lev\u00e9, proc\u00e8dent \u00e0 un mot \u00e0 mot qui donne aux textes un contenu et une forme assez abrupte. Ils partent des traductions grecques de l\u2019Ancien Testament, non de l\u2019h\u00e9breu. En sus de leur obscurit\u00e9, ces traductions, n\u00e9es d\u2019initiatives individuelles et locales n\u2019ont pas de r\u00e9elle unit\u00e9 et divergent parfois beaucoup, m\u00eame si certaines s\u2019imposent plus que d\u2019autres. Leur poids d\u00e9pend de leur usage liturgique, qui leur conf\u00e8re un caract\u00e8re v\u00e9n\u00e9rable et traditionnel. C\u2019est d\u2019ailleurs leur importance dans la liturgie qui fera que les nouvelles traductions de saint J\u00e9r\u00f4me seront au d\u00e9part difficilement admises.<\/p>\n<p>Form\u00e9 \u00e0 la rh\u00e9torique classique, ce dernier se lance dans de nouvelles traductions, qui donnent cette fois une part plus importante \u00e0 la coh\u00e9rence grammaticale et \u00e0 la beaut\u00e9 stylistique, privil\u00e9giant, quand il le juge n\u00e9cessaire, le sens \u00e0 lalettre, et ce dans un large \u00e9ventail de types de traductions, des plus fantaisistes pour l\u2019Eccl\u00e9siaste ou les Rois, au calque pr\u00e9cis dans les passages obscurs, respectant le latintraditionnel pour les endroits particuli\u00e8rement sacr\u00e9s. Il traduit l\u2019Ancien Testament \u00e0 partir de l\u2019h\u00e9breu, et non du grec, pour retrouver le texte original.<\/p>\n<p>La Vulgate elle-m\u00eame, telle qu\u2019elle nous est parvenue, ne contient pas uniquement des traductions de J\u00e9r\u00f4me, qui, suivant sur ce plan les Juifs, n\u2019admettait pas dans le canon les deut\u00e9rocanoniques : on dut adjoindre la Sagesse, le Siracide, les Macchab\u00e9es et Baruch dans des traductions qui ne viennent pas de lui. De plus, avec la multiplication rapide de variantes, aucun manuscrit de la Vulgate n\u2019est \u00e0 coup s\u00fbr exempt de contaminations \u00abvieilles latines \u00bb car avant que la nouvelle \u00e9dition soit fix\u00e9e par l\u2019usage, ses utilisateurs l\u2019am\u00e9lioraient sans doute en y r\u00e9introduisant les termes traditionnels qu\u2019ils pouvaient pr\u00e9f\u00e9rer.<\/p>\n<\/p>\n<p><b id=\"1\">[1]<\/b> Dans ses lettres pr\u00e9c\u00e9dentes, Saint J\u00e9r\u00f4me avait d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 \u00e0 s\u2019\u00e9chauffer\u00a0: \u00ab\u00a0Il n&rsquo;appartient qu&rsquo;\u00e0 un jeune homme de vouloir par une sotte vanit\u00e9 se faire de la r\u00e9putation dans le monde en attaquant des personnes d&rsquo;un m\u00e9rite reconnu. (\u2026) Songez qu&rsquo;un jeune homme ne doit pas provoquer un vieillard \u00e0 disputer sur l&rsquo;\u00c9criture sainte.\u00a0\u00bb (lettre \u00e9crite en 403)<\/p>\n<p><b id=\"2\">[2]<\/b> Perfide rh\u00e9torique, ou r\u00e9el probl\u00e8me de circulation, saint J\u00e9r\u00f4me ne rendra pas \u00e0 saint Augustin l\u2019honneur de s\u2019int\u00e9resser vraiment \u00e0 ses textes : \u00ab\u00a0Ce n&rsquo;est pas que j&rsquo;aie trouv\u00e9 dans vos ouvrages quelque chose qui soit digne d&rsquo;\u00eatre censur\u00e9, car je ne les ai jamais lus; ils sont m\u00eame assez rares ici (\u2026)\u00a0\u00bb (lettre \u00e9crite en 405)<\/p>\n<p><b id=\"3\">[3]<\/b> <a href=\"http:\/\/www.aleteia.org\/fr\/religion\/article\/une-nouvelle-traduction-du-notre-pere-ne-nous-laisse-pas-entrer-en-tentation-3718003\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">http:\/\/www.aleteia.org\/fr\/religion\/article\/une-nouvelle-traduction-du-notre-pere-ne-nous-laisse-pas-entrer-en-tentation-3718003<\/a><\/p>\n<p><b id=\"4\">[4]<\/b> Il s\u2019agit ici d\u2019une traduction de 1838, par Beno\u00eet Matougues, sous la direction de L. Aim\u00e9-Martin (Paris, Auguste Desrez, Rue Neuve-Des-Petits-Champs, n\u00b050.\u20281838), num\u00e9ris\u00e9e sur <a href=\"http:\/\/www.abbaye-saint-benoit.ch\/saints\/jerome\/index.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">http:\/\/www.abbaye-saint-benoit.ch\/saints\/jerome\/index.htm<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le premier extrait de cette lettre \u00e9crite en 404 par saint J\u00e9r\u00f4me \u00e0 saint Augustin, nous avions vu l\u2019interpr\u00e8te (\u00ab\u00a0que chacun puisse d\u00e9cider selon qu&rsquo;il l&rsquo;entendra\u00a0\u00bb) s\u2019opposer au th\u00e9ologien&hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":11,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[942,952,948,949,934],"class_list":["post-3683","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles","tag-culture","tag-histoire","tag-spicilegia-altercatholica","tag-vie-de-leglise","tag-vie-spirituelle","clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3683","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/11"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3683"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3683\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3683"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3683"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3683"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}