{"id":270,"date":"2013-11-01T12:47:45","date_gmt":"2013-11-01T11:47:45","guid":{"rendered":"http:\/\/lesalternativescatholiques.fr\/?p=270"},"modified":"2016-09-11T13:48:38","modified_gmt":"2016-09-11T11:48:38","slug":"histoire-dune-bonne-mort","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/?p=270","title":{"rendered":"Histoire d&rsquo;une \u00ab\u00a0bonne mort\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><em>Voici un petit compte rendu d&rsquo;un petit topo que nous a donn\u00e9 Marianne l&rsquo;an dernier concernant l&rsquo;histoire de l&rsquo;euthanasie.<\/em><\/p>\n<div class=\"css_class et_module_setting\" data-option_name=\"css_class\">\u00a0<\/div>\n<div class=\"ui-resizable-handle ui-resizable-e\" style=\"z-index: 90;\">\n<div class=\"et_module_settings\">\n<hr \/>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"et_module et_m_text_block ui-draggable ui-resizable et_first\" style=\"opacity: 1; display: inline-block; z-index: 1; width: 698px;\" data-placeholder=\"Text Block\" data-name=\"text_block\">\n<div class=\"et_module_settings\">\n<div class=\"et_text_block_content et_module_setting et_lb_module_content\" data-option_name=\"et_text_block_content\">\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Ne me console pas de la mort. J\u2019aimerais mieux, en vivant sur la gl\u00e8be, \u00eatre aux gages d\u2019autrui chez un homme pauvre et sans ressources, que de r\u00e9gner sur le peuple \u00e9vanoui des morts.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Qui parle ainsi\u00a0? C\u2019est Achille dans l\u2019Had\u00e8s, celui qu\u2019Ulysse f\u00e9licite d\u2019\u00eatre \u00e9ternellement heureux, parce qu\u2019il a eu une belle mort, euthanatos. Revenons un peu en arri\u00e8re\u00a0: somm\u00e9 de choisir entre deux types de mort, Achille avait refus\u00e9 de mourir tranquillement entour\u00e9 des siens, pr\u00e9f\u00e9rant le sacrifice sur le champ de bataille, dans la fleur de la jeunesse. Quel rapport avec notre sujet\u00a0? Quel lien y-a-t\u2019il entre l\u2019euthanasie, la mort subie sur le lit d\u2019h\u00f4pital et le combat du fils du Pel\u00e9e\u00a0? Aucun, et c\u2019est bien ce qui nous int\u00e9resse. En choisissant un terme grec, en l\u2019entourant des concepts mous de \u00ab\u00a0dignit\u00e9 humaine\u00a0\u00bb ou de \u00ab\u00a0droit \u00e0 mourir dans la dignit\u00e9\u00a0\u00bb, les d\u00e9fenseurs de l\u2019euthanasie veulent nous faire croire que la mort qu\u2019ils d\u00e9fendent est celle que d\u00e9fendaient les anciens sages, qui voulaient mourir dignement, librement, en choisissant la mort de pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la d\u00e9ch\u00e9ance, \u00e0 la mis\u00e8re, \u00e0 la souffrance. On nous parle de ces anciens \u00e9picuriens qui pr\u00e9f\u00e9raient le poison \u00e0 la souffrance, de ces vieux sto\u00efciens qui pr\u00e9f\u00e9raient l\u2019\u00e9p\u00e9e \u00e0 l\u2019humiliation. Or je me propose de montrer, dans ce court expos\u00e9, que cette r\u00e9f\u00e9rence aux anciens est une parfaite hypocrisie.<\/p>\n<p>Voyons donc ce qu\u2019il en est de la belle mort, ou de la bonne mort, d\u2019abord chez les grecs. C\u2019est tout d\u2019abord celle qui fauche le h\u00e9ros dans la fleur de l\u2019\u00e2ge, alors qu\u2019il fait librement, sur le champ de bataille, le sacrifice de sa jeune vie \u00e0 la patrie qu\u2019il d\u00e9fend. \u00ab\u00a0Il meurt jeune, celui que les dieux aiment\u00a0\u00bb, dit le po\u00e8te M\u00e9nandre. La dignit\u00e9 chez les grecs consiste \u00e0 affronter la mort alors qu\u2019on est dans la force de l\u2019\u00e2ge, \u00e0 la choisir de pr\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019humiliation. <\/p>\n<p>Cette belle mort est sanglante et publique, elle se fait sous les yeux des autres guerriers. Arr\u00eatons nous d\u00e9j\u00e0 un instant ici pour appr\u00e9cier la diff\u00e9rence entre cette dignit\u00e9-l\u00e0 et celle que d\u00e9fendent les partisans actuels du \u00ab\u00a0droit \u00e0 mourir dans la dignit\u00e9\u00a0\u00bb\u00a0: d\u2019un c\u00f4t\u00e9 la jeunesse librement offerte pour la cit\u00e9, de l\u2019autre, la soci\u00e9t\u00e9 qui tue honteusement ses vieillards, dans le secret de l\u2019h\u00f4pital. Il est int\u00e9ressant de noter que, dans l\u2019Iliade, si la mort du jeune homme est une belle mort, l\u2019assassinat du vieillard est pr\u00e9sent\u00e9 comme obsc\u00e8ne, laid, l\u2019inverse de la belle mort.<\/p>\n<p>Lamentations de Priam, chant XXII\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0A un jeune guerrier, tu\u00e9 par Ar\u00e8s, il convient sans r\u00e9serve de rester \u00e9tendu. Jusque dans la mort, tout en lui reste beau. Mais quand les chiens outragent la t\u00eate grise (\u2026) c\u2019est assur\u00e9ment l\u00e0 le spectacle le plus pitoyable qui puisse s\u2019offrir aux malheureux mortels.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>H\u00e2ter la mort du vieillard, c\u2019est inverser l\u2019ordre des choses, pour un grec. En effet la belle mort est celle qui marque les esprits des vivants, et assure la survie en gloire du d\u00e9funt. La mort terrifiante pour un grec est la mort obscure, laide, anonyme, la mort sans t\u00e9moin et sans combat. Inutile de pousser plus loin, le parall\u00e8le avec la chambre d\u2019h\u00f4pital, il est presque trop facile. Voil\u00e0 pour la digne mort chez les grecs.<\/p>\n<p>Cependant pour un grec la belle mort n\u2019emp\u00eache pas le mort de sombrer dans l\u2019Had\u00e8s, lieu de l\u2019\u00e9ternel Oubli. La survie en gloire est pour les vivants, et non pour les morts, comme le souligne bien Achille dans l\u2019extrait de l\u2019Odyss\u00e9e avec lequel j\u2019ai introduit mon modeste propos. Il n\u2019en va plus de m\u00eame en Occident apr\u00e8s la R\u00e9v\u00e9lation chr\u00e9tienne. Etudions donc ce que signifiait pour nos anc\u00eatres \u00ab\u00a0mourir dans la dignit\u00e9\u00a0\u00bb. Tout d\u2019abord, la mort est pressentie, consciente. Des h\u00e9ros de la table ronde, jusqu\u2019\u00e0 ceux de la Fontaine, le mourant, \u00ab\u00a0sentant la mort venir\u00a0\u00bb, appelle sa famille, ses amis, se couche, r\u00e8gle ses derni\u00e8res affaires, et meurt. L\u00e0 est la mort digne. Notons encore l\u2019ab\u00eeme qui s\u00e9pare cette mort de celle que d\u00e9fend Jean-Luc Romero. La mort est consciente, et elle est publique. Pour Romero au contraire est digne celui qui meurt dans la double solitude de l\u2019inconscience, et de la chambre d\u2019h\u00f4pital. Au contraire le Moyen-\u00e2ge avait d\u00e9velopp\u00e9 ce que l\u2019on a appel\u00e9 les artes moriendi, c\u2019est-\u00e0-dire les \u00ab\u00a0\u00abarts pour mourir\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>On retrouve, \u00e0 partir du XV\u00e8me si\u00e8cle, des gravures qui mettent en sc\u00e8ne de \u00ab\u00a0bonnes morts\u00a0\u00bb, cette fois au sens chr\u00e9tien du mot. Sur ces gravures, on peut voir les forces du bien et du mal qui se disputent l\u2019\u00e2me du mourant au moment de son agonie. L\u2019agonie est le moment o\u00f9 se d\u00e9cide le salut ultime d\u2019une \u00e2me\u00a0: on pr\u00e9sente au mourant l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de sa vie, et selon l\u2019attitude qu\u2019il aura \u00e0 cet \u00e9gard, son \u00e2me sera ou non admise au Paradis des Bienheureux. L\u2019agonie est donc le moment cruciale, qu\u2019il ne faut surtout pas esquiver. C\u2019est d\u2019ailleurs pourquoi on trouve encore dans la Liturgie des heures une pri\u00e8re pour ne pas \u00eatre priv\u00e9 de son agonie. Comme chez les grecs, mais dans un sens nouveau, la mort est l\u2019accomplissement de la vie, le terme auquel tend tout vivant. Pour le grec il s\u2019agissait de vivre vertueux pour pouvoir mourir h\u00e9ro\u00efque, pour le chr\u00e9tien, il s\u2019agissait de vivre pieux pour pouvoir mourir sage. Dans tous les cas, la mort digne est celle qui se sait le moment le plus important de la vie, celui o\u00f9 se joue la survie du d\u00e9funt, survie dans la m\u00e9moire pour les grecs, survie dans l\u2019\u00e9ternit\u00e9 pour les chr\u00e9tiens.<\/p>\n<p>Quelle \u00e9volution observe-t-on \u00e0 pr\u00e9sent\u00a0? Reprenant une th\u00e8se de l\u2019historien Philippe Ari\u00e8s, je dirais que \u00ab\u00a0la mort est devenue honteuse, frapp\u00e9e d\u2019interdit\u00a0\u00bb. Peu \u00e0 peu, la mort se fait confidentielle, elle n\u2019est plus publique, comme chez les grecs, mais se retranche, d\u2019abord dans la sph\u00e8re familiale, puis dans l\u2019anonymat de l\u2019h\u00f4pital. Il s\u2019agit peu \u00e0 peu d\u2019\u00e9viter la violence de la mort, non d\u2019abord au malade lui-m\u00eame, mais \u00e0 son entourage. La mort, devenue confidentielle, se d\u00e9shumanise en se technicisant. L\u2019h\u00f4pital devient lieu de la mort, la technique remplace le rituel\u00a0: c\u2019est le r\u00e8gne du tout-puissant diagnostique. Citons Ari\u00e8s\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0A partir de la fin du XVII\u00e8me si\u00e8cle, nous avons l\u2019impression qu\u2019un glissement sentimental faisait passer l\u2019initiative du mourant lui-m\u00eame \u00e0 sa famille \u2013 une famille dans laquelle il avait d\u00e9sormais toute confiance. Aujourd\u2019hui, l\u2019initiative est pass\u00e9e de la famille, aussi ali\u00e9n\u00e9e que le mourant, au m\u00e9decin et \u00e0 l\u2019\u00e9quipe hospitali\u00e8re.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>La mort devient tabou\u00a0: on peut observer \u00e9galement ce ph\u00e9nom\u00e8ne dans la diminution et la d\u00e9ritualisation des pratiques du deuil, qui sont pass\u00e9es du rayon spiritualit\u00e9 au rayon \u00ab\u00a0coaching bien-\u00eatre\u00a0\u00bb de la Fnac.\u00a0L\u2019euthanasie est ici l\u2019aboutissement logique de cette \u00e9volution qui prive le mourant de sa propre mort, et en fait une d\u00e9cision presque honteuse du m\u00e9decin, d\u00e9cision clandestine destin\u00e9e \u00e0 \u00e9viter le scandale d\u2019une mort longue, douloureuse, bruyante. En d\u00e9branchant simplement un tuyau, c\u2019est la mort elle-m\u00eame qu\u2019il faut nier. Pour Ari\u00e8s, cela est la contrepartie logique d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 qui fait en permanence la publicit\u00e9 du bonheur individuel et instantan\u00e9. Ainsi l\u2019attention est d\u00e9plac\u00e9e, on parle moins du mourant, qui est d\u00e9j\u00e0 perdu pour cette soci\u00e9t\u00e9, que de sa famille. Le mourant est mis sous tutelle, et la d\u00e9cision revient \u00e0 ses proches, suspendus cependant au sacro-saint diagnostique du m\u00e9decin. On observe dans notre soci\u00e9t\u00e9 un certain refus de parler de la mort\u00a0: on parle de d\u00e9c\u00e8s, de disparition, et le comble de l\u2019hypocrisie se r\u00e9v\u00e8le bien dans ce terme d\u2019euthanasie, qui masque la r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019il d\u00e9signe en s\u2019abritant sous des sonorit\u00e9s grecques, dont on a prouv\u00e9 je crois qu\u2019elles relevaient d\u2019une mascarade. Dans l\u2019euthanasie, le mourant est priv\u00e9 de sa mort, ce qui est exactement le contraire de la bonne mort chez les grecs, comme chez tous nos anc\u00eatres. Rappelons que la pire mort est la mort anonyme et solitaire, inconsciente. L\u2019actuel candidat \u00e0 l\u2019euthanasie est priv\u00e9 \u00e0 la fois de la connaissance de sa mort, et de sa dimension publique, qui \u00e9taient jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent les conditions sine qua non de la bonne mort. En effet la publicit\u00e9 de la mort inscrivait le d\u00e9funt dans une continuit\u00e9 sociale. Ici au contraire, c\u2019est bien la soci\u00e9t\u00e9 qui se d\u00e9barrasse de ses morts, au lieu de les c\u00e9l\u00e9brer. La mort en effet n\u2019est pas seulement l\u2019affaire de l\u2019individu, mais celle de la soci\u00e9t\u00e9 toute enti\u00e8re. Qu\u2019est-ce qu\u2019une culture, sinon une continuit\u00e9 des g\u00e9n\u00e9rations assur\u00e9e par-del\u00e0 la mort des particuliers\u00a0? Toutes les cultures ont organis\u00e9 un rapport \u00e0 la mort, dans la mesure o\u00f9 c\u2019est \u00e9galement le r\u00f4le de la culture que de fa\u00e7onner le rapport \u00e0 l\u2019inconnu, d\u2019humaniser l\u2019\u00e9trange afin de permettre la vie. En un sens l\u2019euthanasie est un moyen comme un autre d\u2019humaniser la mort, de la rationnaliser, de l\u2019am\u00e9nager. Par la technique, c\u2019est bien une fa\u00e7on de prendre en charge l\u2019inconnu, de le ma\u00eetriser. Cependant cette prise en charge de la mort est pour les vivants, et non pour les morts. Notre culture est la premi\u00e8re \u00e0 \u00e9vacuer compl\u00e8tement la question du mort lui-m\u00eame des pr\u00e9occupations sociales. La m\u00e9moire pour les grecs, l\u2019\u00e9ternit\u00e9 pour les chr\u00e9tiens, humanisaient la mort pour le mourant lui-m\u00eame, l\u2019euthanasie, elle, est tourn\u00e9e vers les survivants, la famille, mais \u00e9galement tout le corps social, en faisant comme s\u2019ils n\u2019\u00e9taient pas eux aussi des mourants en sursis. Elle est ainsi une non-r\u00e9ponse \u00e0 la question de la mort, une mani\u00e8re de l\u2019\u00e9luder. La dignit\u00e9 qu\u2019elle propose n\u2019est que celle de l\u2019oubli. La mort pour les partisans de l\u2019euthanasie n\u2019est pas belle, elle n\u2019est pas un passage vers autre chose, elle n\u2019est qu\u2019un moment laid et obsc\u00e8ne qu\u2019il faut hygi\u00e9niser et faire oublier. C\u2019est la mort r\u00e9pugnante de Mme Bovary. Le bon mort, alors, c\u2019est celui qui ne r\u00e9clame pas son droit \u00e0 vivre pour lui-m\u00eame sa propre mort, celui qui ne brise pas le tabou d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 qui refuse de consid\u00e9rer la mort en face. Citons encore Ari\u00e8s\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0L\u00e0 o\u00f9 nous sommes tent\u00e9s de ne voir qu\u2019un escamotage, les sociologues nous montrent la cr\u00e9ation empirique d\u2019un style de mort o\u00f9 la discr\u00e9tion apparait comme la forme moderne de la dignit\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Les mourants ne veulent pas d\u00e9ranger, ils doivent mourir sans plainte, silencieusement, sans heurter la sensibilit\u00e9 de leurs descendants. Je vous renvois \u00e0 un recueil d\u2019articles r\u00e9dig\u00e9s par des sociologues am\u00e9ricains, The Dying Patient, qui montre bien que ce qui est refus\u00e9 de nos jours, c\u2019est moins la mort que le mourant, parce que ce dernier d\u00e9range les vivants, au contraire du mort, que l\u2019on pleure dans l\u2019intimit\u00e9, et qui ne d\u00e9range plus. Comprenons bien le sens de mon propos. Les partisans du droit \u00e0 mourir dans la dignit\u00e9 d\u00e9fendent au contraire un droit \u00e0 mourir dans la discr\u00e9tion. Cela signifierait-il que celui qui souffre n\u2019est plus digne\u00a0? Si l\u2019euthanasie permet de \u00ab\u00a0mourir dans la dignit\u00e9\u00a0\u00bb, celui qui meurt laidement d\u2019une mort naturelle est-il indigne\u00a0? Sans doute, en tous cas, il n\u2019est pas discret. Pourtant Ulysse hurle et pleure quand meurt Patrocle. Roland se \u00ab\u00a0d\u00e9chire la poitrine\u00a0\u00bb au souvenir de ses compagnons perdus, et voyant sa propre mort approcher. Pour Jean-Luc Romero, ce comportement n\u2019est sans doute pas tr\u00e8s digne, on aurait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 que Patrocle et Roland meurent dans la dignit\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire dans le silence. <\/p>\n<p><strong><em>GORER, the Pornography of death, and The Dying Patient<\/em><\/strong><br \/><strong><em>VERNANT, L\u2019Individu, la mort, l\u2019amour<\/em><\/strong><br \/><strong><em>ARIES, Essais sur l\u2019histoire de la mort en Occident<\/em><\/strong><br \/><strong><em>LEGENDRE, L\u2019Inestimable Objet de la transmission<\/em><\/strong><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici un petit compte rendu d&rsquo;un petit topo que nous a donn\u00e9 Marianne l&rsquo;an dernier concernant l&rsquo;histoire de l&rsquo;euthanasie. \u00a0 \u00ab\u00a0Ne me console pas de la mort. 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