{"id":133,"date":"2012-09-07T16:04:46","date_gmt":"2012-09-07T15:04:46","guid":{"rendered":"http:\/\/lesalternativescatholiques.fr\/?p=133"},"modified":"2019-12-12T12:28:36","modified_gmt":"2019-12-12T11:28:36","slug":"fictions-asexuees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/?p=133","title":{"rendered":"Fictions asexu\u00e9es"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><em>Une passionnante et lumineuse analyse de Sylviane AGACINSKI, professeur de philosophie \u00e0 l&rsquo;Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, et \u00e9pouse de l&rsquo;ancien premier ministre Lionel Jospin :<\/em><\/p>\n<div class=\"ui-resizable-handle ui-resizable-e\" style=\"z-index: 90;\">\n<hr \/>\n<div class=\"et_module_settings\">\n<div class=\"et_text_block_content et_module_setting et_lb_module_content\" data-option_name=\"et_text_block_content\">\n<p>\u00ab L\u2019usage du n\u00e9ologisme compos\u00e9 homo-parentalit\u00e9 donne \u00e0 penser l\u2019id\u00e9e d\u2019un lien, possible ou souhaitable, entre l\u2019homosexualit\u00e9 et la qualit\u00e9 de parent (p\u00e8re ou m\u00e8re). En m\u00eame temps, la substitution du mot parentalit\u00e9 au mot classique de parent\u00e9 sugg\u00e8re une relation parent\/enfant de nature \u00e9ducative, juridique et sociale, plus que filiale ou naturelle. La \u00ab parentalit\u00e9 \u00bb (parenthood) concernerait l\u2019autorit\u00e9 parentale plus que la filiation (descent), mais peut-elle la recouvrir ou la remplacer ? Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, le mod\u00e8le g\u00e9n\u00e9alogique, \u00e9tay\u00e9e sur la g\u00e9n\u00e9ration sexu\u00e9e, doit-il \u00eatre abandonn\u00e9 au profit d\u2019un lien parental purement volontaire ou intentionnel, pour lequel la dualit\u00e9 sexuelle ne jouerait plus ? [&#8230;]. Car le terme d\u2019homoparentalit\u00e9 ne d\u00e9signe pas le fait, pour une personne homosexuelle, d\u2019avoir des enfants, ce qui n\u2019est pas rare. Il est destin\u00e9 \u00e0 promouvoir le principe d\u2019un couple parental homosexuel et la possibilit\u00e9 juridique de donner \u00e0 un enfant \u00ab deux parents du m\u00eame sexe \u00bb. Il ne s\u2019agirait pas l\u00e0 d\u2019une simple innovation juridique, mais de la cr\u00e9ation d\u2019une institution nouvelle remettant en question la relation complexe, mais universelle, faite de ressemblance et de diff\u00e9rence, entre la g\u00e9n\u00e9ration sexu\u00e9e et la parent\u00e9. Mais les sexualit\u00e9s doivent-elle remplacer les sexes ? [&#8230;] Le droit doit-il faire la distinction entre les homosexuels et les h\u00e9t\u00e9rosexuels, donc aussi les bisexuels, transsexuels, voire d\u2019autres cat\u00e9gories encore ?<\/p>\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, le droit s\u2019applique \u00e0 des personnes, parfois \u00e0 des hommes et \u00e0 des femmes, et non \u00e0 des adeptes de telle ou telle forme de sexualit\u00e9. [&#8230;] La loi n\u2019a pas normalement \u00e0 conna\u00eetre les d\u00e9sirs et les comportements sexuels priv\u00e9s. [&#8230;] M\u00eame si chacun est libre aujourd\u2019hui d\u2019assumer publiquement son genre de sexualit\u00e9 [&#8230;], la soci\u00e9t\u00e9 et ses institutions doivent-elles hypostasier les sexualit\u00e9s et cr\u00e9er des sujets de droits sp\u00e9cifiques, d\u00e9finis par leur sexualit\u00e9 ? [&#8230;]<\/p>\n<p>Lorsque Daniel Borillo d\u00e9crit l\u2019homosexualit\u00e9 comme \u00ab l\u2019attirance sexuelle envers des personnes du m\u00eame sexe \u00bb (Homosexuels : quels droits ?, Dalloz, 2007), il signifie bien que cette sexualit\u00e9 se d\u00e9finit par la sexuation, c\u2019est-\u00e0-dire relativement au \u00ab m\u00eame sexe \u00bb, par r\u00e9f\u00e9rence implicite \u00e0 l\u2019autre sexe. Bien que la distinction abstraite du m\u00eame et de l\u2019autre semble n\u00e9gliger la diff\u00e9rence anthropologique concr\u00e8te entre l\u2019homme et la femme, elle y revient n\u00e9cessairement, car l\u2019homosexualit\u00e9 se divise \u00e0 son tour (entre gays et lesbiennes). Ces cat\u00e9gories, de toute fa\u00e7on simplifiantes du point de vue de la sexualit\u00e9, reconduisent donc, qu\u2019on le veuille ou non, \u00e0 des hommes et \u00e0 des femmes. Et l\u2019on \u00e9vitera d\u2019autant moins ce retour qu\u2019on posera la question de l\u2019adoption et surtout de la procr\u00e9ation, qui r\u00e9introduit la dissym\u00e9trie des sexes. [&#8230;]<\/p>\n<p>Les revendications des \u00ab homosexuels \u00bb, en mati\u00e8re de mariage et de \u00ab parentalit\u00e9 \u00bb, se font au nom d\u2019une \u00e9galit\u00e9 avec les \u00ab h\u00e9t\u00e9rosexuels \u00bb\u2026 cat\u00e9gorie qui n\u2019a jamais exist\u00e9. Les h\u00e9t\u00e9rosexuels forment ici cette classe imaginaire cens\u00e9e recouvrir ceux \u00e0 qui leur \u00ab sexualit\u00e9 \u00bb donneraient le droit de se marier et d\u2019avoir des enfants. Il s\u2019agit en fait d\u2019une pure fiction, car ce n\u2019est pas la sexualit\u00e9 qui a jamais permis le mariage, mais seulement le sexe, c\u2019est-\u00e0-dire la distinction anthropologique des hommes et des femmes. [&#8230;]<\/p>\n<p>L\u2019institution du mariage, dans son principe, ne repose pas sur la vie sexuelle au sens large, mais sur une alliance entre un homme et une femme (et deux famille, deux clans, etc.) de fa\u00e7on \u00e0 \u00e9tablir sur cette alliance la filiation des enfants. Le mariage n\u2019est pas un lien entre deux individus quelconques, ni une institution destin\u00e9e aux \u00ab h\u00e9t\u00e9rosexuels \u00bb. Dans notre civilisation, h\u00e9riti\u00e8re du droit romain, le mariage a toujours \u00e9t\u00e9 l\u2019union l\u00e9gale d\u2019une homme avec une femme dont il fait la m\u00e8re de ses enfants : le mot fran\u00e7ais matrimonial garde la trace du mariage latin, le matrimonium, qui a pour but de rendre une femme m\u00e8re (mater). Et si nous heureusement fort \u00e9loign\u00e9s du droit romain et de l\u2019in\u00e9galit\u00e9 des sexes qu\u2019il instituait, le mariage n\u2019en repose pas moins sur l\u2019union des deux sexes, compl\u00e9mentaires dans la g\u00e9n\u00e9ration et associ\u00e9s dans la filiation. C\u2019est pourquoi le couple mari\u00e9 est sexuellement mixte et non pas \u00ab h\u00e9t\u00e9rosexuel \u00bb. Le fait qu\u2019on se marie toujours et partout avec une personne de l\u2019autre sexe appartient au principe du mariage et n\u2019a rien d\u2019al\u00e9atoire ni d\u2019accidentel. [&#8230;]<\/p>\n<p>Philippe Malaurie \u00e9crit justement que le m\u00e9canisme du droit \u00ab reconstruit \u00bb toujours la nature \u00ab sans pour autant la m\u00e9conna\u00eetre \u00bb (\u00ab Mariage homosexuel et homoparentalit\u00e9 \u00bb, Commentaire, n\u00b0116, 2006). C\u2019est bien dans cette marge entre l\u2019artifice de la r\u00e8gle et la nature de la chose (par exemple les conditions r\u00e9elles de la g\u00e9n\u00e9ration) que peut s\u2019\u00e9laborer la construction institutionnelle. [&#8230;]<\/p>\n<p>1) On entend dire souvent que l\u2019homosexualit\u00e9 existe bel et bien puisqu\u2019il y a d\u00e9j\u00e0 beaucoup de \u00ab parents homosexuels \u00bb. Mais les enfants de ces parents ont \u00e9t\u00e9 con\u00e7us \u00e0 partir d\u2019une union avec une personne d\u2019un autre sexe (qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une liaison ant\u00e9rieure ou d\u2019un arrangement, ou encore, \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, d\u2019une ins\u00e9mination artificielle). Autrement dit, l\u2019homosexualit\u00e9 des parents n\u2019a aucun rapport avec leur paternit\u00e9 ou leur maternit\u00e9.[&#8230;]Mais pourquoi alors certains de ces p\u00e8res et de ces m\u00e8res veulent-ils d\u00e9finir leur \u00ab parentalit\u00e9 \u00bb comme homosexuelle et \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des \u00ab homo-parents \u00bb ? Une femme lesbienne qui adopte un enfant est-elle une \u00ab homo-m\u00e8re \u00bb ? Ne doit-on pas dire plut\u00f4t que c\u2019est une femme qui est m\u00e8re, et non une homosexuelle ? [&#8230;] Par un tour de passe-passe verbal, ces expressions laissent croire qu\u2019on est parent parce qu\u2019on est homosexuel, ou que l\u2019on peut \u00eatre parent en tant qu\u2019homosexuel. [&#8230;] Si l\u2019on attribue \u00e0 une enfant \u00ab deux parents du m\u00eame sexe \u00bb, tout lien entre la forme de la filiation et celle de la g\u00e9n\u00e9ration serait rompu, et cette filiation [tronqu\u00e9e risque] de concr\u00e9tiser juridiquement, et aux yeux des enfants, la fiction d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration homosexuelle (et \u00ab homosexu\u00e9e \u00bb). [&#8230;]<\/p>\n<p>2) Mais que dire du motif de l\u2019\u00e9galit\u00e9 des sexualit\u00e9s et de celle des couples ? La carte forc\u00e9e d\u2019une division cat\u00e9gorielle moderne (la division homos\/h\u00e9t\u00e9ros), substitu\u00e9e arbitrairement \u00e0 la division des sexes, fait croire \u00e0 une injustice. On entend dire que \u00ab les h\u00e9t\u00e9rosexuels \u00bb veulent garder le monopole du mariage et des enfants, comme s\u2019il avait jamais \u00e9t\u00e9 interdit \u00e0 quiconque d\u2019avoir des enfants. En fait, la notion d\u2019\u00ab \u00e9galit\u00e9 des couples \u00bb est fallacieuse en elle-m\u00eame, car aucun \u00ab couple \u00bb, ni trio, ni groupe autre que celui form\u00e9 par les deux sexes, n\u2019a jamais fond\u00e9 le mariage ni la parent\u00e9. Ouvert \u00e0 tout homme et \u00e0 toute femme, donc \u00e0 tous, le mariage n\u2019op\u00e8re en fait ni exclusion ni discrimination. Mais il pose, c\u2019est certain, que les deux sexes ne sont pas interchangeables, qu\u2019ils ne sont pas \u00e9quivalents (ni comme \u00e9l\u00e9ments du couple mari\u00e9, ni comme parents possibles). Cette absence d\u2019\u00e9quivalence des sexes a longtemps \u00e9t\u00e9 le pr\u00e9texte \u00e0 leur in\u00e9galit\u00e9 dans les soci\u00e9t\u00e9s androcentr\u00e9es. Mais l\u2019\u00e9galit\u00e9 des sexes, aujourd\u2019hui, ne les rend pas pour autant \u00e9quivalents, en raison de la dissym\u00e9trie des corps, aussi bien dans le domaine de la sexualit\u00e9 que dans celui de la g\u00e9n\u00e9ration. Ni l\u2019\u00e9galit\u00e9 des sexes, ni celle des sexualit\u00e9s, ne changent rien \u00e0 la dissym\u00e9trie homme\/femme (r\u00f4le de l\u2019\u00e9rection, par exemple, et de la gestation). Le principe d\u2019un mariage entre deux personnes du m\u00eame sexe poserait au contraire une \u00e9quivalence des sexes. [&#8230;] Nul ne peut ignorer qu\u2019un mariage entre deux personnes de m\u00eame sexe instaurerait symboliquement ce couple comme couple parental, permettant une parent\u00e9 unisexu\u00e9e, exclusivement masculine ou f\u00e9minine. Avec les possibilit\u00e9s offertes par la biotechnologie, rien n\u2019emp\u00eacherait alors de priver l\u2019enfant de toute r\u00e9f\u00e9rence l\u00e9gale et symbolique \u00e0 l\u2019ordre de la g\u00e9n\u00e9ration sexu\u00e9e. Cela existe d\u00e9j\u00e0 dans certains Etats du monde. Le cas des enfants, n\u00e9s d\u2019une ins\u00e9mination artificielle avec donneur anonyme, qui recherchent d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment leur \u00ab p\u00e8re biologique \u00bb, comme s\u2019ils ne supporteraient pas l\u2019effacement de leur origine charnelle, donne \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir. [&#8230;] On doit se demander si la Gestation pour Autrui [m\u00e8res-porteuses], qui ouvrirait un march\u00e9 des ventres, et donc un trafic des enfants, est conforme \u00e0 notre civilisation, \u00e0 la conception des droits de l\u2019homme qui est la n\u00f4tre et aux droits de l\u2019enfant. [&#8230;]<\/p>\n<p>3) On se refl\u00e8te g\u00e9n\u00e9ralement au culturalisme radical pour affirmer que le droit civil, et particuli\u00e8rement l\u2019institution du mariage et de la filiation, sont de pures constructions, \u00e9trang\u00e8res \u00e0 la sexuation et \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration. S\u2019il en \u00e9tait ainsi en effet, rien n\u2019emp\u00eacherait d\u2019instituer comme parents deux personnes du m\u00eame sexe, ou m\u00eame davantage. Mais il n\u2019en est pas ainsi, car le lien unissant un enfant \u00e0 ses parents est universellement tenu pour bilat\u00e9ral, m\u00eame si les deux lign\u00e9es n\u2019ont pas le m\u00eame r\u00f4le ni la m\u00eame valeur [&#8230;]. Or cette bilat\u00e9ralit\u00e9 serait inintelligible si elle ne s\u2019\u00e9tayait pas directement sur la g\u00e9n\u00e9ration sexu\u00e9e. [&#8230;] N\u2019oublions pas non plus que l\u2019ordre civil n\u2019efface pas tout lien \u00ab biologique \u00bb : l\u2019inceste reste tabou entre parents et enfants naturels, et la responsabilit\u00e9 morale des g\u00e9niteurs effectifs ne s\u2019efface pas simplement derri\u00e8re la parent\u00e9 l\u00e9gale. [&#8230;] L\u2019alt\u00e9rit\u00e9 sexuelle, avec la distinction m\u00e2le\/femelle, donne son mod\u00e8le formel \u00e0 la bilat\u00e9ralit\u00e9 des ascendants : c\u2019est pour cela, et pour cela seulement, qu\u2019ils sont deux, et non pas trois ou quatre, m\u00eame si des divinit\u00e9s diverses, dans certaines cultures, aident parfois \u00e0 la naissance. Aujourd\u2019hui, ce sont les m\u00e9decins qui sont les assistants de la procr\u00e9ation mais, \u00e0 l\u2019exception des techniques de clonage, ils n\u2019ont pas supprim\u00e9 la double origine des enfants. En r\u00e9sum\u00e9, si l\u2019ordre humain, social et symbolique donne aux individus une filiation double, sexu\u00e9e, m\u00e2le et femelle, ce n\u2019est pas en raison des sentiments qui peuvent lier les parents entre eux, encore moins des d\u00e9sirs qui les animent ou des plaisirs qu\u2019ils se donnent, c\u2019est en raison de la condition sexu\u00e9e de l\u2019existence humaine et de l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de toute g\u00e9n\u00e9ration dont la culture a jusqu\u2019ici voulu garder le mod\u00e8le et la trace. Il s\u2019agit donc de savoir si l\u2019institution du mariage et de la filiation doit encore reposer sur ce mod\u00e8le, si l\u2019institution doit encore inscrire chacun dans l\u2019ordre d\u2019une humanit\u00e9 elle-m\u00eame sexu\u00e9e, ou bien si l\u2019on veut briser ce mod\u00e8le dans lequel s\u2019articulent la g\u00e9n\u00e9ration, la diff\u00e9rence des sexes et celle des g\u00e9n\u00e9rations.<\/p>\n<p><strong>S. AGACINSKI<\/strong>, <em>Parent\u00e9 et sexualit\u00e9 : l\u2019\u00ab homoparentalit\u00e9 \u00bb<\/em>, Commentaire, 2007<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une passionnante et lumineuse analyse de Sylviane AGACINSKI, professeur de philosophie \u00e0 l&rsquo;Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, et \u00e9pouse de l&rsquo;ancien premier ministre Lionel Jospin : \u00ab L\u2019usage&hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[963],"class_list":["post-133","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles","tag-mariage-et-famille","clearfix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/133","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=133"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/133\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=133"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=133"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lesalternativescatholiques.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=133"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}